Le Marché Beira-Rio à Gaia s’ouvre au XXIe siècle en août | in Observador

Des étals de fruits et légumes, mais également des restaurants, des magasins, des espaces pour la dégustation du vin de Porto et une scène pour les concerts. Le Marché près du fleuve Douro est rénové et est presque prêt à être inauguré.

Le vieux Marché Municipal de Beira-Rio, à Vila Nova de Gaia, entre dans le XXIe siècle à la fin du mois. Après avoir été fermés six mois pour des travaux profonds de réhabilitation, les mêmes vendeurs de produits frais sont restés, avec désormais également des restaurants et des magasins. En tout, 40 postes de travail fixes vont être créés, avec aussi quelques emplois saisonniers en été.

« En tout, nous avons plus de 30 magasins et étals, plus deux espaces culturels : l’un destiné à des conférences et des ateliers, et l’autre plus musical, avec une scène », confie à l’Observador le maire de Vila Nova de Gaia. Eduardo Vítor Rodrigues veut que le marché gagne par l’estomac, mais pas seulement. L’idée est de reproduire le modèle du Marché de San Miguel, en Espagne, c’est-à-dire, « d’allier le marché au loisir, où les personnes puissent avoir des expériences de cuisine gourmet, d’ateliers, mais également un élément culturel », explique le maire.

Le marché a 1 180 mètres carrés et deux étages. En haut est née une mezzanine, qui peut être louée pour certains événements privés. Dans la zone de l’esplanade intérieure, il y aura donc des concerts et d’autres événements. Dehors, dans la partie devant la façade, les clients trouvent une esplanade généreuse. « Le marché occupera pendant les moments de plus grande affluence l’esplanade extérieure arrière et latérale », ajoute Eduardo Vítor Rodrigues. L’objectif est de créer « un quartier culturel et de loisir ».

Les vendeurs de fruits, de légumes, de viande et de poisson « sont tous restés, sauf un qui a abandonné », souligne-t-il. Les loyers, garantit-il, sont les mêmes pour les anciens. Les conditions dans lesquelles ils travaillent maintenant se sont améliorées sans l’ombre d’un doute. La façade jaune est redevenue rose comme à l’origine, les tuiles en amiante ont été remplacées par des tuiles identiques à celles du projet original. Parmi de nombreuses améliorations, les charpentes ont été réparées, un chantier qui a couté « presque deux millions d’euros », avance José Rodrigues, l’un des associés de la concessionnaire Douro Wine Maket — un partenariat entre la société Lúcio da Silva Azevedo & Filhos et Legível Puzzle – qui aura la concession pendant 30 ans.

« La concessionnaire s’est chargée de tout », explique le maire socialiste qui va également recevoir un loyer de 2 000 € par mois. Le seul investissement public fait qui bénéficie le marché a été la réhabilitation de l’Avenue Diogo Leite.

Le Marché est situé sur la rive de Vila Nova de Gaia, près des caves du vin de Porto. Pour ne pas laisser fuir les nombreux touristes qui cherchent ce nectar, il y a deux espaces qui vont vendre du vin de Porto et promouvoir des dégustations, raconte Eduardo Vítor Rodrigues. José Rodrigues ajoute que les bières se trouvent au centre de l’espace et sont de la responsabilité d’UNICER.

Il y aura également des restaurants de « cochon de lait, de tapas, de sushis, des glaces, un restaurant de fruits de mer, des hot-dogs, des francesinhas » raconte José Rodrigues, en citant quelques exemples. Certaines marques ne sont pas encore choisies. « Il existe trois fois plus d’intéressés que de places disponibles. Santini est intéressée, les chefs José Avillez et Rui Paula également, d’après le responsable.

La réhabilitation du Marché de la Beira-Rio a été l’une des promesses électorales du maire socialiste qui voulait également construire au-dessus des résidences universitaires. Par manque d’espace, cette construction a été impossible, mais le Marché est là. Quant à la date exacte pour l’inauguration, Eduardo Vítor Rodrigues ne promet rien. Mais il avance que « la dernière semaine de juillet, au plus tard, la première semaine d’août », tous pourront connaître la deuxième vie de l’espace. « Un optimisme exacerbé », indique le concessionnaire qui considère plus probable que le Marché de la Beira-Rio ne se laisse découvrir « qu’à la mi-août ».

« J’admets qu’il est possible que nous copiions le modèle à d’autres endroits au bord de mer », admet-il. Des marchés entiers ou des restaurants. Le 18 juillet, un restaurant, concessionné par la municipalité au Groupe Madureira’s, est inauguré au sommet du Marché d’Afurada.

Nom : Marché Municipal da Beira-Rio
Adresse : Av. de Ramos Pinto 148, 4400-261 Vila Nova de Gaia (Cais de Gaia)
Horaire : Été (du 1er mai au 30 septembre) : du lundi au vendredi, de 10h à 00h, du jeudi au dimanche, de 10h à 2h.

Hiver (du 1er octobre au 30 avril) : du lundi au vendredi, de 10h à 23h, du jeudi au dimanche, de 10h à 00h.

In Observador

La Mairie de Porto a déjà attribué le chantier du pavillon Rosa Mota | in Público

Le candidat du PSD, Álvaro Almeida est allé au palais hier voir le Porto qui n’est pas passé d’un simple projet

La Mairie de Porto a déjà attribué le chantier de transformation du Pavillon Rosa Mota en un centre des congrès et d’événements et le consortium PEV/Lúcios a maintenant deux ans pour achever les travaux de transformation de cet équipement en un centre des congrès. Le long et polémique dossier impliquant l’appel d’offres public a retardé ce chantier, un fait qui a mené le PSD à souligner hier « l’incapacité d’exécuter » de grands projets démontrée, dit le candidat Álvaro Almeida, par l’équipe de Rui Moreira.

Dans le contrat entre la Mairie de Porto et le consortium, qui après plusieurs vicissitudes, a fini par remporter le chantier, aucun délai n’était prévu pour le démarrage des travaux, le consortium, qui inclut le producteur PEV Entertainment et l’entreprise de construction Lúcios, étant chargé de définir le calendrier des travaux et leur début, en fonction du délai pour la conclusion de ceux-ci, ces derniers étant, eux, définis dans le cahier des charges et qui totalisent 730 jours après la signature du contrat.

Le contrat a déjà été signé entre les parties après que la Cour des Comptes ait indiqué à la municipalité qu’elle ne devait plus donner d’accord préalable à cette négociation, car celle-ci n’impliquait pas de dépenses pour la Mairie de Porto. Pour la concession de l’espace pendant 20 ans, la municipalité va recevoir 20 000 euros par mois, le concessionnaire devant maintenir et exploiter le pavillon, en captant au minimum quatre événements internationaux par an.

S’il gagne, comme il le souhaite, les élections d’octobre, l’indépendant Álvaro Almeida, qui ENCABECA la candidature du PSD, ne touchera pas à ce projet bien qu’il ne soit pas d’accord avec ce qui va être fait dans le pavillon Rosa Mota. Le candidat a d’ailleurs admis que s’il était à la place du maire, il aurait continué le projet précédent, plus ambitieux en termes de capacité et qui impliquait la construction d’un nouveau bâtiment dans le jardin, ce qui, à l’époque, a été contesté. Mais maintenant, il ne veut plus perdre de temps.

« Aucun projet n’est parfait » a-t-il argumenté et il considère que la solution trouvée entre-temps ne répond pas aux besoins de la ville, car elle ne sert pas à la réalisation de congrès ou d’événements de grande dimension, non adaptables au pavillon ou au Centre des Congrès de l’Alfândega. Si un équipement comme celui-ci existait, Porto pourrait, par exemple, être candidate à la réalisation de l’Eurovision, dit-il.

« Je rappelle que Rui Moreira, qui a été candidat en 2013, a promis de construire un centre des congrès dans le Palais de Cristal et à quatre mois de la fin de son mandat, nous ne voyons rien. Le Palais est dans le même état qu’à cette époque-là », a-t-il affirmé. Le candidat de « Porto Autêntico » a fait ces critiques pendant une initiative de précampagne, au Palais, pendant laquelle il a responsabilisé l’équipe dirigée par Rui Moreira de l’état de « dégradation et abandon » de cet équipement.

« C’est un exemple d’un problème pour lequel le maire actuel a promis de trouver une solution et qu’il a été incapable de réaliser », a souligné Álvaro Almeida, qui voit dans le retard du démarrage de ce projet et d’autres un signe d’« incompétence ». Lorsqu’il était candidat, il a promis de faire, il n’a pas promis de planifier, a-t-il accusé, en étendant ses critiques à d’autres projets.

En plus de la réhabilitation du palais, Álvaro Almeida a mis dans le même sac le marché du Bolhão, l’abattoir, qui a cessé d’être un centre logistique (une promesse de campagne en 2013) pour n’être pas encore le pôle culturel présenté en 2016, à Campanhã, la commune où le terminal intermodal de transports ne continue à être qu’un projet. À ces projets, l’indépendant a également ajouté la Ligne Occidentale du Métro de Porto – un chantier qui ne dépend pas de la municipalité, mais que celle-ci, indique-t-il, a abandonné.

En tout cas, Álvaro Almeida promet de poursuivre les projets en cours pour ne pas retarder encore plus leur exécution, même s’il n’est pas totalement d’accord avec ces derniers. Dans le cas du Pavillon Rosa Mota, les coûts pour transformer le projet seraient trop élevés pour la ville.

In Publico

Lucios démarre une usine aéronautique de 7,2 millions d’euros à Évora | in Bit.pt

Lucios a déjà commencé la construction d’une usine de composants aéronautiques à Évora pour l’entreprise française Mecachrome, un projet évalué à 7,2 millions d’euros.

L’investissement de Mecachrome Aeronáutica à Évora atteint 30 millions d’euros et a été annoncé en août dernier, avec la prévision de création de 350 postes de travail. L’adjudication du contrat à l’entreprise portugaise a eu lieu à la fin de l’année dernière et la construction est désormais en cours.

L’usine aura une surface brute de 13 500 m& et devra être achevée au début du quatrième trimestre de l’année 2016. Elle sera située dans le Parc Aéronautique d’Évora.

« Ce chantier repose sur la construction d’un bloc administratif de deux étages, situé à l’ouest de la grande nef industrielle et d’un bloc social, à l’est de l’usine, où seront situées les zones de la cuisine, du réfectoire et de la cafétéria, des vestiaires et des douches des employés ainsi qu’un centre de formation », explique l’administrateur de Lucios, Luís Machado.

En plus de la construction, l’entreprise portugaise est également chargée de concevoir le projet et de choisir les solutions architectoniques les plus adaptées. Des systèmes écologiques « ayant pour objectif primordial de parier sur un développement durable en ayant recours à des sources d’énergie renouvelable et à d’autres ressources naturelles » seront par exemple installés, dit l’administrateur.

L’usine aura des panneaux solaires photovoltaïques pour la production d’énergie, visant des consommations de courants faibles et le réapprovisionnement de batteries de voitures électriques ainsi que de panneaux solaires thermiques pour la production d’eau chaude. L’éclairage LED qui consomme moins d’énergie sera privilégié.

Lucios, qui en plus d’avoir des bureaux au Portugal en a également en France, au Brésil et au Mozambique, a renforcé son investissement dans des projets industriels de cette nature. Elle a assumé récemment des chantiers pour des entreprises comme Unicef, Indasa et Generis.

Du côté de Mecachrome, c’est le second investissement de ce type, car l’entreprise a déjà une unité de production pour l’aéronautique en fonctionnement à Setúbal.

In Bit.pt

Porto aura un nouvel hôtel cette année | in Publituris

Porto aura un nouvel hôtel dans le centre historique de la ville. Le projet qui sera une unité quatre étoiles résulte de la réhabilitation et de l’agrandissement d’un bâtiment dans le centre-ville qui sera à la charge de l’entreprise de construction Lucios.

Ce complexe hôtelier, dont l’inauguration est prévue pour 2015, aura un total de 56 chambres, sur cinq étages, avec une capacité pour héberger plus de 100 clients.

Luís Machado, administrateur de Lucios, indique dans un communiqué de presse que, « dans la Rua do Infante Dom Henrique, nous trouverons l’entrée principale de l’hôtel, ainsi que l’entrée pour le restaurant. À cet étage, nous aurons également un couloir d’accès à quatre chambres arrière, avec vue sur un patio anglais avec un jardin ».

D’après la même source, les autres chambres seront situées entre le premier et le cinquième étage : « À chacun des trois premiers étages, il y aura 14 chambres, soit un total de 42 chambres. Au 4e étage, nous en aurons 8 et au 5e, deux chambres avec une vue privilégiée sur la rive de Vila Nova de Gaia seront construites », décrit-il.

Pour ce qui est du stationnement, plusieurs possibilités de partenariat sont à l’étude pour garantir la plus grande commodité possible pour les utilisateurs de l’hôtel.

Il est à noter que ces dernières années, Lucios a été responsable de la construction de cinq unités hôtelières dans la zone historique de la ville invaincue.

« Nous avons fait nos premiers pas dans la réhabilitation de bâtiments pour la construction d’hôtels avec l’Intercontinental Palácio das Cardosas, inauguré en 2011, suivi du Moov Hôtel Porto Centro, le Porto Lounge hostel & Guest House et, récemment, l’Hôtel Descobertas et le NH Collection Porto Batalha », conclue Luís Machado.

In Publituris.pt

Lucios construit l’hôtel Almalusa | in Publituris

L’Hôtel Almalusa est le nouveau du nom boutique hôtel qui va être construit sur la Praça do Município, à Lisbonne.

L’unité naît de la conversion d’un bâtiment dont les travaux auront lieu jusqu’en avril 2015, a annoncé Lucios, responsable du chantier.

Filipe Azevedo, administrateur de Lucios, affirme dans un communiqué qu’avec l’unité de Lisbonne et le déjà annoncé Hôtel Heroísmo, à Porto, « ce sont déjà dix hôtels que nous réunissons dans notre porte-folio en à peine quatre ans. C’est une preuve que notre savoir-faire et la qualité de nos chantiers sont reconnus sur le marché hôtelier. »

D’après ce que Publituris a établi, le projet d’architecture est à la charge de l’entreprise Rebelo de Andrade et c’est un hôtel de quatre étages, plus trois autres pour des appartements. En tout, ce seront 28 chambres et trois appartements T2, chacun de près de 100 m².

Pour ce qui est des travaux à effectuer par Lucios, le budget est d’un million d’euros et le chantier sera achevé en avril 2015.

« Les appartements seront situés dans les étages supérieurs, en profitant de la rationalité du bâtiment et créant des surfaces avec des limites bien définies et bien structurées, claires et fonctionnelles en termes résidentiels et hôteliers en même temps », a expliqué Lucios au Publituris, en avançant que les appartements « seront conçus selon un concept intégré dans le reste de l’unité et pourront être commercialisés en termes immobiliers et/ou d’exploitation hôtelière. »

Dans l’hôtel, « chaque chambre aura de la lumière naturelle, dans un langage de sérénité qui permet de réunir le patrimoine historique au contemporain afin que le confort, le langage décoratif et l’efficience fonctionnelle soient exemplaires, mais libres, en profitant du meilleur de chaque univers. »

Les espaces publics, quant à eux, « seront dédiés à l’entrée de l’unité, la zone de réception, le salon et l’espace des petits-déjeuners et des repas, les accès aux étages supérieurs et l’espace des services, dans un concept et une ambiance cosmopolites. »

In Publituris.pt

Lúcios chargée d’un chantier de 1,2 million d’euros dans le Minho | in Sol

L’entreprise portugaise Lucios a été choisie par la Refer pour assurer le projet de la suppression de quatre passages à niveau de la Ligne du Minho, à Barcelos.

Le chantier a un budget de 1,2 million d’euros et l’entreprise de construction prévoit qu’il soit achevé en novembre de cette année. C’est le premier chantier de l’entreprise du Nord dans ce segment.

Ce projet souhaite « doter la zone de plus de sécurité et d’une meilleure accessibilité ainsi qu’augmenter l’efficience de l’exploitation du tronçon Nine-Viana, sur la ligne du Minho », explique l’entreprise dans un communiqué.

« Les travaux sur ce chantier passent par la construction d’un passage inférieur routier et d’un pour les piétons ainsi que d’un passage supérieur agricole, afin d’augmenter la sécurité et la visibilité qui sont affectées par les vitesses excessives qui y sont pratiquées, nuisant à la visibilité des trains », explique Filipe Azevedo, administrateur de Lucios.

Pour ce qui est de l’exécution technique, Filipe Azevedo souligne certaines particularités du chantier : « Au niveau de l’exécution, les deux passages inférieurs seront développés selon la méthode de glissement par pression hydraulique avec mise en œuvre d’un système provisoire de suspension de la voie ferrée. Sur le passage supérieur agricole, celle-ci sera constituée d’un tablier préfabriqué », détaille-t-il.

L’entreprise de construction a actuellement 4projets en cours ou sur le point de démarrer, d’une valeur de 70 millions d’euros.

In Sol.sapo.pt

 

Réhabilitation low cost : Les entreprises de construction ressuscitent | in Dinheiro Vivo

En un mois à peine, la réhabilitation low cost est parvenue à un miracle : réveiller certaines entreprises de construction du quasi-coma dans lequel la crise les avait jetées. L’impact du nouveau régime exceptionnel de la réhabilitation, qui est venu simplifier les exigences techniques lors de la récupération de bâtiments ayant plus de 30 ans, est déjà ressenti dans l’activité des entreprises de construction, garantit Filipe Azevedo, administrateur de Lucios – Engenharia e Construção (responsable de projets tels que l’Hôtel Intercontinental Palácio das Cardosas et la réhabilitation, en cours, de l’Immeuble Castilho, à Lisbonne). Elle attire des investisseurs qui avaient renoncé aux interventions planifiées en raison des coûts excessifs qu’elles exigeaient.

« Certaines interventions sur des immeubles du centre historique devenaient quasi-impraticables parce qu’elles devaient respecter toutes les règles du bâti neuf. En termes d’affaire, elles ne valaient plus la peine », explique Filipe Azevedo, qui classe la nouvelle loi comme « la plus grande contribution à la réhabilitation au Portugal ». Des questions comme les dimensions des cages d’escalier qui, dans les immeubles anciens, ne correspondent pas aux dimensions actuelles, ce qui obligeait à les refaire ou à éventer l’immeuble pour mettre des ascenseurs.

Il est certain que l’approbation de la nouvelle loi de ladite réhabilitation low cost a déjà servi à attirer les investisseurs. « Nous avons deux exemples d’investisseurs possibles, qui avaient fait des consultations pour des interventions et qui y ont renoncé parce que les prix étaient impraticables. Ils reviennent maintenant à la charge, en demandant une nouvelle évaluation du projet », dit-il, en expliquant que la réduction des coûts découlant de la nouvelle loi va jusqu’à 40 %. Toute opération dans le centre historique des villes « est maintenant plus facile à faire, prend moins de temps et coute moins d’argent, trois facteurs clés dans l’analyse qu’un investisseur fait d’une opération ».

Avec 30 millions d’euros facturés en 2013, ce segment du marché vaut déjà près de 60 % du chiffre d’affaires de Lucio au Portugal (presque 51 millions l’année dernière). Filipe Azevedo admet que la tendance est à l’augmentation. « S’il y a moins d’opportunités dans d’autres domaines, la réhabilitation va augmenter », souligne-t-il.

Pour cette année, l’entreprise de construction prévoit un chiffre d’affaires de l’ordre de 54 à 55 millions. Mais, en contrepartie, les marchés externes vont augmenter et devront valoir, à la fin de l’année, 20 à 25 millions de dollars par rapport aux 7 à 8 millions de 2013. Bien que le processus d’internationalisation de Lucios n’ait commencé qu’il y a deux ans, au Mozambique, Filipe Azevedo admet qu’en quatre à cinq ans, ce marché a déjà une dimension supérieure à celle du portugais.

Internationalisation et diversification.

La France où il existe déjà une succursale est un autre pari. L’objectif est qu’en trois ans, ce marché où l’entreprise de construction démarre un premier contrat – une réhabilitation d’une valeur de 12 millions – ait une valeur de 20 à 25 millions d’euros annuels. Avec 290 employés au Portugal et 90 au Mozambique, Lucios a diversifié les destinations. Filipe Azevedo assume être « particulièrement attentif » à l’Algérie où l’entreprise a présenté « de nombreuses propositions » et au Ghana, où elle fait ses premiers pas.

Et ici ? L’administrateur de l’entreprise de construction assume « ignorer » si le Portugal va continuer à offrir les opportunités nécessaires, que ce soit dans les travaux publics ou les investisseurs privés, pour maintenir la dimension de l’exploitation. Il assume d’ailleurs sa difficulté à faire des prévisions de plus de deux ans. « Nous avons plus de 70 millions d’euros de chantiers en portefeuille, ce qui nous garantit du travail pour les prochains 18 mois. Je n’aurais pas osé, il y a six mois à peine, prévoir cela. Au cours des 18 derniers mois, nous n’allions pas au-delà de 10 à 12 mois de travail garanti, souligne-t-il. Le pari de l’avenir du groupe n’est pas seulement fait de construction. Bien au contraire, reconnaît Filipe Azevedo. « Pour nous, il est fondamental de grandir dans d’autres domaines que le BTP, d’où notre investissement dans la diversification des affaires ». « Des opportunités liées au Tourisme du Portugal » sont en cours d’analyse, mais le pari le plus récent est une usine d’eau en bouteille au Mozambique qui sera inaugurée en juin.

L’investissement est de 3 millions de dollars et résulte d’un partenariat avec quatre autres associés. C’est pour cette raison que pour l’instant, Filipe Azevedo ne donne pas de détails, notamment pour ce qui est de la marque de l’eau. Il souligne à peine que la nouvelle usine sera située à 50 kilomètres de Maputo et permettra de créer quarante nouveaux emplois.

In Dinheiro Vivo